Chargé(e) d’études scientifiques

Date d'émission: 

01/12/2016

Type de fiche: 
métier
Famille de métier: 
3 - Gestion des connaissances
Typologie: 
Coeur de métier de la biodiversité
Finalités du métier : 

Le ou la chargé(e) d’études scientifiques a pour finalité de définir le champ de connaissances scientifiques nécessaire à la création d’un projet naturaliste, à la réalisation d’une étude d'impact en vue d'un projet d'aménagement ou à la mise en œuvre d’un plan de gestion, puis d'y répondre.
Il ou elle pilote l’ensemble des composantes d’un programme d’étude ou de recherche ou d’actions de façon transverse pour une durée de temps spécifique. Il ou elle est amené(e) à intervenir sur des inventaires et des suivis d'espèces de milieux naturels en vue de leur préservation et de leur gestion.

Missions et activités principales : 

Développer la connaissance sur les milieux naturels :

Proposer, coordonner et réaliser les programmes d’études, y compris les phases de terrain (missions d'inventaires naturalistes, diagnostics, études d'impact...),
Collecter les documents et informations d’expertise disponibles (bibliographie, données...) et réaliser les synthèses (état des connaissances),
Analyser les données et l’évaluation du milieu et/ou des espèces, interpréter les résultats (statistiques),
Assurer une veille scientifique et technique permanente dans son domaine.

Restituer et valoriser les suivis scientifiques :

Coordonner en interne le suivi des conventions,
Traiter et interpréter les données collectées dans des bases de données informatisées (statistiques, SIG...),
Rédiger les synthèses et transmettre les résultats au demandeur, les rapports annuels sur l’évolution des milieux naturels,
Contribuer à la communication scientifique et à la vulgarisation des sciences, en interne et en externe (réunions, groupes de travail, publications…),
Participer aux réseaux scientifiques dans son domaine.

Contribuer à l’élaboration du plan de gestion des sites :

Coordonner et valider la réalisation de l'état initial (zones à enjeux, carte des vocations),
Élaborer et/ou appliquer des protocoles scientifiques (inventaire, suivi...),
Participer au choix des indicateurs et assurer un suivi régulier du plan de gestion,
Préparer les travaux des instances de gestion (conseil ou comité scientifique…).

Compétences requises

Connaissances :

Connaissances scientifiques et naturalistes approfondies, du terrain (sites naturels concernés)
Techniques et protocoles scientifiques
Principes et techniques de gestion d’un espace naturel protégé
Finalités, contenu, modalités d’élaboration et d’évaluation d’un plan de gestion ou d'une étude d'impact

Savoir-faire :

Inventaires naturalistes et suivis écologiques (protocoles et outils)
Analyse et interprétation de données scientifiques ou patrimoniales
Maitrise des outils informatiques, statistiques et du SIG
Conduite de projet
Gestion de bases de données

Savoir-être :

Esprit de synthèse
Organisation, rigueur
Autonomie
Ouverture d’esprit
Vision prospective

Exercice du métier

Conditions et moyens :

Le métier s’effectue de façon relativement autonome, avec une activité tant en bureau qu’en extérieur et des déplacements réguliers. Il s'exerce selon une amplitude horaire large selon la nécessité du terrain, y compris en soirée, de nuit ou le weekend. Une bonne condition physique peut être nécessaire.
L'étude de certaines espèces ou sujets peut entraîner la manipulation de matériel ou l'évolution dans des contextes particuliers (eau, mer, montagne…).
Métier nécessitant une grande disponibilité pour participer à de nombreuses réunions, souvent en soirée et parfois le week-end. Ce métier de la connaissance a un impact direct sur la gestion des espaces, espèces et écosystèmes.

Évolution :

Le métier évolue en fonction du contexte de la zone à étudier (avancement du plan de gestion, aménagement…), de l’état de la recherche et de la préservation des ressources naturelles. Il est également impacté par l’évolution des espèces et milieux, l’évolution des TIC pour la saisie de données, l’utilisation de nouveaux matériels techniques et informatiques (pour les inventaires et les suivis naturalistes).
Il implique une mise à jour constante des connaissances et compétences par formation ou autoformation.
Il peut évoluer en fonction des coopérations régionales, nationales et internationales sur les thématiques de protection et d’exploitation des ressources naturelles.

Risques spécifiques :

Risques musculo-squelettiques, troubles oculaires (travail sur écran).
Exposition potentielle à des risques parasitaires (maladie de Lyme, leptospirose, etc.), travail isolé en terrain parfois difficile.
Fatigue liée aux déplacements (longs trajets, conduite de nuit).

Accés

Missions et activités spécifiques: 

Peut être amené(e) à :

Rechercher des financements, suivre son budget
Encadrer des stagiaires ou des bénévoles en les recrutant et les formant
Accueillir des chercheurs et étudiants et collecter des données issues de leurs travaux
Assurer le rôle d'expert ou référent dans son domaine (voir fiche « expert(e) biodiversité »).

Spécialité métier : Archéologue

Le métier d’archéologue a pour objectif d’organiser et de réaliser des campagnes de fouilles archéologiques et ainsi de planifier le référencement, le stockage du mobilier et la coordination des publications. Il a pour missions principales d’investiguer le terrain et de travailler sur des vestiges, d’étudier les objets trouvés et les interpréter, de diffuser et de valoriser les résultats. La gestion du patrimoine culturel et celle du patrimoine naturel se rencontrent sur un même espace, le site est considéré comme un tout et ce contexte induit une nécessité d'anticipation pour une gestion commune et complémentaire.