Gestionnaire de site protégé / conservateur(trice)

Date d'émission: 

15/12/2016

Type de fiche: 
métier
Famille de métier: 
1.1 - Gestion des espaces, espèces et écosystèmes
Typologie: 
Coeur de métier de la biodiversité
Finalités du métier : 

Le métier de gestionnaire de site (protégé) a pour mission principale de gérer le patrimoine naturel ou culturel d’un espace protégé ou faisant l'objet d'une gestion particulière. Il ou elle pilote la protection et la gestion de cet espace, ainsi que la valorisation, la sensibilisation et la médiation du patrimoine. Il ou elle coordonne les observations et les interventions en vue de préserver la qualité patrimoniale du site et d’y accueillir le public.
Il ou elle est le garant de la bonne gestion des espaces protégés. Dans cet objectif, il ou elle tend à avoir une approche territoriale de plus en plus développée avec une stratégie de gestion à l’extérieur du site. Il ou elle peut mettre ainsi en place des actions en dehors du périmètre strict de l’espace protégé.
Lorsque la personne en charge de la gestion et conservation du site protégé est également celle qui en a la responsabilité administrative et stratégique, le métier est alors à compléter avec la fiche fonction « responsabilité de site ».

Missions et activités principales : 

Coordonner les missions et les activités de conservation du site :

Organiser le travail et suivre l'avancement des actions ou travaux,
Veiller au respect des procédures de la structure, des règles de sécurité dans tous les domaines et des réglementations,
Encadrer une équipe pluridisciplinaire, répartir le travail en son sein,
Mobiliser les compétences en fonction des projets de l’établissement pour le site,
Organiser et coordonner les activités de surveillance et de police de l'environnement, en lien avec les services compétents (AFB, ONCFS…).

Mettre en œuvre le plan de gestion :

Accompagner la mise en place du plan de gestion à travers la programmation d'un plan d'actions avec l’équipe technique,
Planifier les travaux et suivre leur réalisation,
Mettre en place l’encadrement scientifique de la mise en œuvre du plan de gestion (suivis scientifiques, recueil et analyse des données),
Réaliser et/ou participer à des missions de terrain (inventaires, cartographie des espèces protégées, suivis scientifiques, chantiers divers…),
Piloter l'évaluation du plan de gestion, la réalisation du bilan, et son renouvellement.

Contribuer au positionnement stratégique du site et de la structure :

Contribuer à la réflexion prospective, faire des propositions stratégiques pour la gestion du site,
Développer des projets communs avec les différentes institutions et les collectivités impliquées au sein du site,
Apporter son expertise auprès d’acteurs institutionnels et de partenaires,
Inscrire son site et l'activité de gestion au sein de réseaux (réseaux d'espaces protégés, scientifiques, culturels, d'échanges de pratiques),
Représenter la structure au sein de réunions à caractère institutionnel.

Compétences requises

Connaissances :

Scientifiques et contexte socio-économique du site
Politiques publiques, droit et réglementation de l’environnement
Principes et techniques de gestion d’un espace naturel protégé
Techniques de management
Techniques de communication

Savoir-faire :

Élaboration et mise en place de plan de gestion
Suivis naturalistes
Animation d’équipe, organisation du travail
Conduite de projet
Analyse et prospective
Expression orale

Savoir-être :

Organisation
Autonomie
Adaptabilité
Sens du travail en équipe
Pédagogie, force de conviction

Exercice du métier

Conditions et moyens :

Le métier s’exerce avec une relative autonomie, sur une amplitude horaire variant selon les nécessités de l’activité.
Il ou elle agit en partie dans un bureau (activité administrative et scientifique), avec des déplacements réguliers, et en milieu naturel (travail en extérieur). Le contenu de son activité et sa charge de travail sont fortement variables en fonction des ressources et des compétences disponibles au sein des sites concernés, de leur étendue géographique, de la saisonnalité du métier et des conditions météorologiques.
Le métier occasionne des déplacements ponctuels pour des réunions avec des partenaires au plan régional ou national (permis B indispensable).

Évolution :

Le métier peut être impacté par l’évolution permanente des codes et des règlements liés à la protection de l’environnement et l’évolution dans le temps du ou des plans de gestion.
L’évolution des outils informatiques et les attentes des partenaires techniques en termes de rendu nécessitent une mise à niveau des connaissances sur les logiciels de bureautique et de SIG.
Le métier est également impacté par la dynamique du développement annuel du nombre de nouveaux sites, ce qui peut amener un volume plus important de bases de données à gérer et une évolution des activités vers l’animation territoriale (voir fiche métier : « chargé(e) d’action territoriale »).

Risques spécifiques :

Troubles oculaires et musculo-squelettiques (travaux sur écran).
Exposition potentielle à des maladies infectieuses et parasitaires (type maladie de Lyme, leptospirose, etc.), manipulation de divers matériels et engins (travaux de terrain).

Accés

Missions et activités spécifiques: 

Peut être amené(e) à :

Rechercher des financements et suivre des demandes de dossiers de subventions
Intervenir dans des formations
Contribuer aux supports de communication et à la mise en place d’une ligne éditoriale

Spécialités métiers :

Conservateur(trice) d’aire marine protégée :

Le ou la conservateur(trice) doit maîtriser les spécificités d’un plan de gestion d’une aire marine protégée, sa réglementation spécifique et avoir des connaissances en écologie marine. Il ou elle doit gérer une équipe souvent éclatée en plusieurs sites, dont les caractéristiques marines ou insulaires impliquent des contraintes de transport, de liaison, de travail en milieu naturel isolé. Ses interlocuteurs externes comprennent les acteurs de l’environnement maritime (pêcheurs, plaisanciers, plongeurs…). Il peut s’avérer utile d’avoir une bonne pratique de la mer (permis bateau, brevet de plongée…)

Conservateur(trice) du patrimoine (Grands Sites de France) :

Le ou la conservateur(trice) gère et valorise le patrimoine d’un espace muséographique dans un objectif de sensibilisation des publics. Il ou elle doit maîtriser le fonctionnement des Grands Sites, connaître les politiques et les acteurs du développement culturel, les techniques d’inventaire et de conservation patrimoniales, tout en ayant un bagage substantiel en termes d’histoire, d’histoire de l’art, d’archéologie ou de sociologie du territoire ou du site concerné. Sur le plan des missions spécifiques, il ou elle doit définir le projet culturel, coordonner un programme culturel, des expositions, proposer une politique d’acquisitions. Il ou elle travaille en lien avec le tissu culturel et associatif dont des artistes et scénographes.

Gestionnaire du patrimoine immobilier (Grands Sites de France) :

Le ou la) gestionnaire est chargé(e) de l’actif du patrimoine en termes d’entretien, de rénovation, ou d’extension. Métier à dominante de gestion technique, il ou elle identifie et suit les coûts d’exploitation et de maintenance du patrimoine bâti, rédige les cahiers des charges et la planification des travaux d’aménagement et suit les dossiers techniques de travaux et d’entretien. En contact avec les professionnels du bâtiment et les corps de métiers, il ou elle doit maîtriser l’économie de la construction, les techniques de préservation et de valorisation des patrimoines bâtis, le cadre des travaux de génie civil ou encore les normes ERP d’accueil du public. Sa spécialité métier le rapproche de ceux de conducteur(trice) d’opérations et de responsable de site (voir fiches métier et fonction correspondantes).