Technicien(ne) en gestion des écosystèmes

Date d'émission: 

15/12/2016

Type de fiche: 
métier
Famille de métier: 
1.1 - Gestion des espaces, espèces et écosystèmes
Typologie: 
Coeur de métier de la biodiversité
Finalités du métier : 

Le ou la technicien(ne) en gestion des écosystèmes a pour mission principale d’aménager des espaces naturels à travers des missions régulières ou ponctuelles d’entretien et de gestion allant jusqu'à la restauration de milieux ou le génie écologique.
Il ou elle conduit des opérations avec pour objectif de préserver ou améliorer la qualité écologique, fonctionnelle et paysagère d’un espace.
Il ou elle met en application les directives et actions prévues dans le plan de gestion si l'espace en présente.

Missions et activités principales : 

Aménager ou restaurer les espaces naturels :

Assurer des travaux d’entretien écologique réguliers (débroussaillage, fauche, tronçonnage, petit abattage, élagage, plantation, semis…),
Intervenir sur les espèces invasives en vue de leur éradication,
Installer puis contrôler et maintenir les équipements de terrain (ganivelles, fascines, filets …) et les niveaux de plans d’eau,
Observer et suivre l'évolution des milieux et espèces sur sa zone,
Contrôler et entretenir de manière régulière les outils et engins de travail.

Planifier et encadrer des chantiers de gestion :

Évaluer les besoins avant la réalisation des chantiers d’aménagement,
Identifier les moyens les plus adéquats d’aménagement,
Préparer et réaliser les chantiers de restauration ou génie écologique en milieu naturel sensible,
Assurer le relationnel avec les partenaires techniques concernés (chargés de mission thématique, propriétaires, agriculteurs, usagers…),
Réaliser des rapports de suivi, des bilans techniques des chantiers de restauration.

Assurer une fonction de référent technique :

Apporter un conseil technique sur la gestion des sites au sein de sa structure (chargés d'études, de mission …) et auprès de l'extérieur,
Réaliser une veille sur les techniques et méthodes de gestion,
Mener une réflexion d’amélioration continue de la gestion.

Compétences requises

Connaissances :

Naturalistes, espaces naturels et agricoles, fonctionnement des écosystèmes (écologie)
Techniques de gestion et de génie écologique, d’entretien forestier et paysager
Réglementation de l'environnement (espèces protégées, etc.)
Contexte et acteurs du territoire
Règles d’hygiène et sécurité au travail (sur travaux et chantiers)

Savoir-faire :

Entretien d’espaces naturels
Conduite et contrôle de travaux de génie et restauration écologique
Adaptation des actions de restauration (contexte du chantier)
Maîtrise des outils, matériels et techniques (travaux publics, génie écologique)
Respect des procédures

Savoir-être :

Anticipation
Adaptabilité
Sens pratique, habileté
Sens du travail en équipe
Organisation, patience

Exercice du métier

Conditions et moyens :

Le ou la technicien(ne) en gestion des écosystèmes occupe un emploi d’exécution. Il ou elle effectue des travaux sur site en application de consignes précises qui lui sont données par sa hiérarchie ou les chargés de mission thématique ou d'études, en respectant les règles et consignes de sécurité sur les chantiers et l’écologie des milieux concernés. Il ou elle doit porter des équipements de protection requis pour certains travaux.
Il ou elle peut être amené(e) à utiliser des engins spécifiques selon les chantiers. Dans ce cas, il ou elle doit obtenir une certification l’habilitant à le faire, tel que le CACES R 372-1 (tracteurs et petits engins de chantiers mobiles). Le métier impose le permis B et en fonction des engins conduits les permis BE (traction de remorque), C ou EC (poids lourds). Une habilitation électrique peut être requise selon le cas (enclos de pâturage, travaux électriques divers…).

Évolution :

Le métier est influencé par les évolutions de la réglementation, par le règlement interne et les mesures de sécurité au travail. De nouveaux matériels, techniques et pratiques de génie écologique innovantes peuvent modifier les choix de gestion des milieux naturels ou anthropisés. La connaissance de normes qualité peut s’avérer de plus en plus utile (norme de conduite de projets en milieux aquatiques, normes de qualité du sol…).

Risques spécifiques :

Risques liés au travail isolé en milieu naturel et à la manipulation d’outils et de machines thermiques potentiellement dangereux (débroussailleuse, tronçonneuse, marteau, scie, bêche, sécateur…).
Risques de coupures, piqûres d’insectes, allergies, morsures de tiques, brûlures, chutes et risques vis à vis d’animaux dangereux. Exposition potentielle à des maladies infectieuses et parasitaires (maladie de Lyme, tétanos, rage, leptospirose, etc.).
Exposition aux variations climatiques (risque d’insolation l’été, températures négatives en hiver…). Port de charges lourdes (troubles musculo-squelettiques).

Accés

Missions et activités spécifiques: 

Peut être amené(e) à :

Informer le public sur les actions réalisées
Participer à des suivis naturalistes
Participer ponctuellement à la surveillance de sites
Intervenir en tant que référent naturaliste et technique lors d'études, colloques, etc. (cf. fiche métier « expert(e) biodiversité »)

Spécialité métier : Technicien(ne) pastoral

Il ou elle préserve et entretient les espaces naturels remarquables en réalisant des actions de gestion à l'aide de troupeaux. Il ou elle adapte la pratique pastorale aux objectifs de gestion écologique du site. Il ou elle peut intervenir sur des aspects techniques liés au pastoralisme, notamment en appui aux éleveurs ou aux bergers. Ses missions vont de la conception de plan de pâturage à la relation avec les propriétaires de terrains, les éleveurs et les bergers, à la logistique des chantiers pastoraux et aux aspects administratifs.